LES TRAITEMENTS POSSIBLES

La première étape est de consulter un professionnel de la santé (médecin généraliste, sexothérapeute, psychothérapeute, gynécologue, urologue, etc.), afin qu’il puisse établir un diagnostic et déterminer le traitement le plus approprié.

La psychothérapie : lorsque les facteurs psychologiques (stress ou anxiété, antécédents de violence, relation conflictuelle) sont prépondérants, l’appel à un psychiatre ou à un psychologue peut sembler primordial.


La sexothérapie : les séances peuvent se faire individuellement ou en couple. Elles permettent de calmer les frustrations ou tensions au sein du foyer et d’améliorer l’estime de soi.


Le lubrifiant vaginal peut être utile en cas de sécheresse vaginale ou en cas de douleur lors des pénétrations. Néanmoins, il constitue une solution provisoire.


Physiothérapie ou rééducation des muscles pelviens : elle concerne les appareils appelés exerciseurs du plancher pelvien. A l’aide d’une sonde et avec différentes techniques (biofeedback ou électrostimulation), ces appareils stimuleront les muscles.


Autre exemple : les exercices de Kegel permettront d’améliorer la circulation sanguine vers le vagin et de diminuer les douleurs lors des relations sexuelles. Ils peuvent également renforcer les muscles du périnée et aider à atteindre plus facilement l’orgasme.


Les traitements médicamenteux (pour les cas de vaginite, infections, dépression, etc.).


L’hormonothérapie : A la ménopause et en cas d’insuffisance hormonale, un traitement à base de testostérone (ovule, anneau, crème) est efficace contre la sécheresse vaginale et la baisse de libido. Toutefois, il existe des effets indésirables notoires: fatigue, nausées et vomissements, gain de poids, perte d’intérêt pour le sexe, sensibilité des seins, diarhée, caillots sanguins, douleurs musculaires et articulaires, etc.


Les injections de botox, d’acides hyaluroniques et de graisses (lipofilling) : ces injections remodèlent la physionomie vaginale et peuvent s’avérer utiles pour les personnes souffrant de douleurs pendant la pénétration. Notez que quelques hématomes ou oedèmes peuvent apparaître au niveau de la zone d’injection et perdurer quelques jours.


Le laser : cette solution est conseillée aux femmes refusant le traitement hormonal de type œstrogènes. Des impulsions de laser sont introduites dans le vagin, l’incitant à cicatriser, et ainsi stimuler la capacité d’hydratation et de lubrification. Cette option est également proposée pour traiter les fuites urinaires et pour restaurer le vagin. Toutefois, son efficacité est contestée à cause de l’effet secondaire que peut engendrer la forte chaleur (risque de brûlure).


Les technologies radiofréquences peuvent également permettre la récupération de la tonicité vaginale et agir sur l’incontinence urinaire. Là encore, un effet secondaire (risque de brûlure) est constaté.


L’injection de PRP : elle constitue une méthode innovante et efficace grâce à une réaction bio-cellulaire. Les injections de plasma enrichi en plaquettes et facteurs de croissance vont provoquer naturellement une régénération tissulaire ainsi qu’une hydratation vaginale.


Le traitement par ondes de choc de faible intensité: cette thérapie bio-cellulaire est nouvelle en gynécologie mais elle a déjà fait ses preuves dans d’autres domaines médicaux. C’est une alternative qui ne nécessite aucune prise de médicament et qui ne génère aucun effet secondaire. Le processus est naturel et permet un processus d’auto-guérison. Une sonde est posée sur la zone à traiter ou introduite par voie endovaginale et diffuse des ondes de choc linéaires de faible intensité.  Les ondes induisent l’angiogenèse dans les tissus affectés, augmentant l’activité vasculaire et améliorant le flux sanguin vers le vagin. La patiente constatera une sensibilité et une lubrification accrue, une disparition des douleurs, ainsi que le resserrement et la restauration vaginale.


La chirurgie : la chirurgie est l’ultime recours et doit être envisagée lorsque les autres alternatives n’ont pas donné de résultats concluants. Ce point peut concerner par exemple les femmes atteintes d’endométriose, de kystes, de vestibulites (douleurs ou sensation de brûlure entre les lèvres au moindre contact) ou souffrant de douleurs lors de la pénétration.

Il peut s’agir d’actes chirurgicaux visant à modifier l’esthétisme : reconstitution du clitoris, vaginoplastie (pour le rétrécissement vaginale), etc.